Théophile GAUTIER (1811~1872)

     Théophile GAUTIER est né à Tarbes en 1811. Ses parents viennent habiter Paris alors qu’il n’a que trois ans. Il fait ses études au lycée Charlemagne, se lie d’amitié avec un condisciple qui deviendra Gérard de NERVAL (Paris 1808~1855) et le futur écrivain Pétrus BOREL (Lyon 1809~Mostaganem 1859). Le jeune homme est d’abord tenté par la peinture puis opte pour la littérature en 1829 et est présenté à Victor HUGO (Besançon 1802~Paris 1885). En 1830, il se fait remarquer avec son gilet rouge et ses cheveux longs, parmi les jeunes défenseurs de l’auteur, dans la bataille littéraire provoquée par la première d’Hernani.

     Le long poème descriptif et fantastique Albertus paraît en 1832 et le recueil de contes ironiques Les Jeune-France en 1833, montrent son indépendance à l’égard des romantiques. Il fait du journalisme au Mercure du XIXe siècle, au Figaro, à La Charte de 1830.

     Dans la Préface de son roman Mademoiselle de Maupin (1835~1836), il exprime son exigence de beauté pure en revendiquant pour l’artiste le droit de se placer au-dessus de la morale.

     Théophile GAUTIER devient critique dramatique et critique d’art dans La Presse, écrit  dans des journaux, des revues, des feuilletons (2 000), fait les chroniques de ses voyages en Orient, en Espagne. Il voyage aussi dans le temps avec Les Grotesques (1844), essai littéraire qui réhabilite l’époque de Louis XIII qui lui inspira son roman Le Capitaine Fracasse (1865). Il évoque l’ancienne Pompéi dans Arria Marcella (1852), l’Égypte ancienne dans Le Roman de la Momie (1858). Dans Le Spirite (1866) il transpose sur le plan surnaturel un grand amour et une longue quête de l’idéal.  

     GAUTIER, persuadé que l’art est un but et que la seule possibilité de pérennité est la perfection technique, il a été l’animateur du mouvement de l’art pour l’art, L’Art (1857). Il est le précurseur de la poésie parnassienne.

Théophile GAUTIER meurt à Neuilly-sur-Seine en 1872, laissant une œuvre abondante toujours reconnue.