Rachid BOUDJEDRA  (1941) – Biographie Bibliographie [1]

         Rachid BOUDJEDRA, écrivain et poète algérien, est né en 1941 à Aïn Beida dans la Constantinois. Il est issu d’une famille bourgeoise. D’après Mokhbi ABDELOUAHAB[2], Rachid BOUDJEDRA serait l’aîné de trente-six enfants. Sa mère était la première épouse de son père, qui, tyrannique et féodal, était quatre fois polygame. Il a une sœur et un frère.

         Rachid BOUDJEDRA commence ses études à Constantine puis en Tunisie, à Tunis. En 1959, il prend le maquis où il sera blessé. Il voyage ensuite, comme représentant de FLN, dans  les pays de l’Est, puis en Espagne. Après l’Indépendance de l’Algérie, il rentre au pays et reprend des études de philosophie à Alger et à Paris. C’est un étudiant syndicaliste. Il obtient une licence de philosophie à la Sorbonne en 1965 et présente un mémoire sur CÉLINE.

        Il se marie avec une Française et se destine à l’enseignement  (Blida). Après la prise du pouvoir par Boumediene  en 1965, il quitte l’Algérie. Faisant l’objet d’une condamnation à mort par une fatwa, il est interdit de séjour en Algérie pendant plusieurs années. Il vivra d’abord en France de 1969 à 1972 où il sera professeur de philosophie au lycée de Coulommiers, puis il ira vivre au Maroc où il enseignera jusqu’en 1975.

       En 1977, il devient conseiller pour le ministère de l’Information et de la Culture. Il participe à la rubrique culturelle de la revue hebdomadaire Révolution africaine. Il est membre de la ligue des droits de l’homme.

         En 1981, il est nommé lecteur à la SNED et enseigne à IEP d’Alger.

         Il est condamné par une fatwa du FIS en avril 1983.

         Rachid BOUDJEDRA écrit indifféremment en langue arabe ou en langue française.

SON ŒUVRE :

Pour ne plus rêver, poèmes (1965) ; La Répudiation (1969) ; La Vie quotidienne en Algérie (1971) ; Naissance du cinéma algérien (1971) ; L’Insolation (1987) ; Journal palestinien (1972) ; L’Escargot entêté (1977) ; Topographie idéale pour une agression caractérisée (1975) ; Les 1001 Années de la nostalgie ; (1979) ; Le Vainqueur de coupe (1981) ; Extinction de voix, poèmes (1981) ; Le Démentellement (1982) ;La Macération(1984) ; Greffe (1985) ; La Pluie (1987) ;La Prise de Gibraltar (1987) ; Le Désordre des choses (1991) ; Fis de la haine (1992) ; Philippe Djian (1992) ; Timimoun (1994) ; Mines de rien, théâtre (1995) ; Lettres algériennes (1995) ; La Vie à l’endroit (1997) ; Fascination (2000) ; Le Directeur des promenades (2002 ; Cinq Fragments du désert 2001) ; Les Funérailles (2003) ; Peindre l’Orient (1996) ; Hôtel Saint Georges (2007)

Rachid BOUDJEDRA a également écrit des scénarios d’une dizaine de films. Chronique des années de braise (Mohamed Lakhdar-Hamina) a obtenu en 1975 la Palme d’or au Festival de Cannes ; Ali au pays des mirages Ahmed Rachedi) en 1980 a obtenu le Tanit d’or au Festival de Carthage.

 



[1] Biographie établie avec un document Wikipédia